Lorsqu'ils arrivent la chevelure en bataille,
Leur démarche d'hallunciné et leur voix qui s'enraille,
Vous qui ne les connaissez pas et e ignorez tout,
Pourquoi vous moquez vous d'eux et de leur regard un peu flou.
Vous, les gens comme il faut, ne pouvez supporter
une pareille débâcle qui ne saurait vous arriver,
En êtes-vous si sûr pour ainsi les juger ?
Pourquoi vous moquer de cette attirance face à leur ennemi jurée.
Tout ceux qui, jours après jours n'ose même plus souhaiter,
Malgré le combat qu'ils mènent, ils ne peuvent que succomber,
A l'arrogance de cette bouteille les faisant capituler aujourd'hui comme la veille,
Devant celle qui ruine leur santé, leur coeur, leur corps sans nul autre pareil.
Ils n'on personne pour absoudre leurs maltraitances,
Ils restent seuls à errer tels des gibiers de potence,
N'ayant pour liaison que ces cannettes qui les aliènent,
Sans limites ni durées, devenus les assoiffés de la déveine.
Vous souriez, eux-aussi, mais de courte durée,
Lorsqu'ils tombent, le petit doigt vous n'oseriez lever,
Préférez les laisser là,ne prêtant attention mêm s'ils crèvent,
De votre hauteur, préférez ne pas vous abaissez pour qu'ils se relèvent;
Les meurtrissures de leurs âmes, leurs coeurs qui saignent, vous vous moquez,
Eux ont tout perdu, car jamais personne ne vient leur demander,
S'ils souffrent, la course à la cannette à gagné, au moins jusqu'à l'aurore,
Ne riez pas, ils boivent jusqu'à la lie, pour s'en aller jusqu'à la mort.
De leur corps inanimé,
nulle pitié, vous vous en amusez,
nulle indulgence en vos pensées,
Que connaissez-vous d'eux et de leur passé.
Extrait de livre protégé (C)